Je m'en vais'. Malherbe, la Fontaine
Or sus embrasse-moy, ou bien que te t'embrasse, Abaisse un peu ta cyme à fin que j'entrelasse Mes bras à tes rameaux, et que cent mille fois Je baise ton escorce et embrasse ton bois.
Jamais du bûcheron la pénible coignée A te couper le pied ne soit embesongnée, Jamais tes verds rameaux ne sentent nul meschef * Tousjours rire du ciel s'eslongne de ton chef, Foadrcs, gresles et pluye ; et jamais la froidure Qui éfeuille les bois n'éfeuille ta verdure. . [4J
A l'entour de ton pied, soit de jour, soit de nuit, Un petit ruisselet caquette d'un doux bruit.
Murmurant ton beau nom par ses rives sacrées. Où les nymphes des bois et les nymphes des prées Couvertes de bouquets y puissent tous les jours, En dansant main à main, te conter leurs amours... f66J
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