Part, du vcjbe, finer, cesser, lais
Mais puisque le Destin à l'homme n'a donné Qu'une petite vie, encore toute pleine (Sur tous les animaux) de travail et de peine ; Respondez-moy, chetifs, et pourquoy si souvent Vous donnez-vous en proye à la fureur du vent. Afin (le rapporter une barque chargée, Le naufrage futur de Carpathe ou d'Egée?
Et pourquoy, pauvres sots, pour gaigner le rempart De quelque fort chasieau mettez-vous au hazard Si souvent vostre corps, qui est si foible et tendre, Qu'à peine se peut-il d'une fièvre défendre.
Tant s'en faut d'un canon ? Et pourquoy tant de fois Allez-vous mendier des princes et des rois Une foible et mondaine et chetive largesse, Afin d'amonceler une brève ricliesse.
Et ne voyez la mort qui talonne vos pas ?
O pauvres abusez, hé, ne sçavez-vous pas Que vous estes mortels ? et que la Parque sage Vous a de peu de jours borné vostre voyage ?