‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 284 sur 361 · HYMNE DE HENRI II · texte numérisé non relu

HYMNE DE HENRI II

Le bûcheron qui serre en sa main la coignée.

Entré dedans un bois pour faire sa journée.

Ne sçait où commencer: ici le tronc d'un pin Se présente à l'ouvrier, là celuy d'un sapin ; Ici du coin de l'œil marque le pied d'un cliesne. Là celuy d'un fouteau, ici celuy d'un fresne. A la fin tout pensif, de toutes parts cherchant Lequel il coupera, tourne le fer trenchant Sur le pied d'un ormeau et par terre le rue Pour en faire une nef ou faire une charrue.

Ainsi tenant es main le luth bien appresté, Entré dans ton palais, devant ta Majesté, Je doute*, tout pensif, quelle vertu première De mille que tu as sera mise en lumière :

Tes vertus, tes grandeurs, ta justice et ta foy, Ta bonté, ta pitié d'un coup s'offrent à moy,

1. Les Hymnes se divisent en nés. Le recueil des hymnes redeux livres, dont le 1" parut en tranchées en contient 6. La plu- 1555 et le 2* en 1556. Quelques part de ces pièces sont fort Ionhymnes parurent séparément. Le gués ; nous n'en avons donné que 1*' se compose d'un prologue et de courts fragments. de 10 hymnes : le 2*, oe 13 hym- 2. Je no sais pas (L.).

Ta vaillance au combat, au conseil ta prudence ; Ainsi je reste pauvre, et le trop d'abondance D'un si riche sujet m'engarde ^ de penser De toutes à laquelle il me faut commencer s. . . [564

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