‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 314 sur 361 · V. p. 37. gnifiait Toyager (Cher,, I, )4d · texte numérisé non relu

V. p. 37. gnifiait Toyager (Cher,, I, )4d

Que mon père me fist* il ne 8ceut de ma teste Osier la poésie ; et plus il me tansoit.

Plus à faire des vers la fureur me poussoit.

Je n'avois pas douze ans qu'au profond des vallées. Dans les hautes forests des hommes reculées.

Dans les antres secrets de frayeur tout couvers, Sans avoir soin de rien je composois des vers; Echo me respondoit et les simples Dryades, Faunes, Satyres, Pans, Napées, Oréades, Egipans qui portoient des cornes sur le front, Et qui ballant * sautoient comme les chèvres font. Et le gentil troupeau des fantastiques fées Autour de moy dansoient à cottes agrafées.

Je fu premièrement curieux du latin ; Mais cognoissant, hélas ! que mon cruel destin Ne m'avoit dextrement pour le latin fait naistre. Je me fey tout françois, aimant certes mieux estre En ma langue ou second, ou le tiers s, ou premier, Que d'estre sans honneur à Rome le dernier.

Donc suivant ma nature aux Muses inclinée.

Sans contraindre ou forcer ma propre destinée, J'enrichy nostre France et pris en gré d'avoir. En servant mon païs, plus d'honneur que d'avoir... [51

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A ODET DE COLLIGNY

O bien-heureux celuy qui peut user son âge En repos, labourant son petit héritage 3 !

Qui loin de ses enfans charitable ne part, Qu'une mesme maison a veu jeune et vieillart ; Et qui par les moissons au printemps retournées,

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