Vllliade et l'Odyssée. fig. (L.. rem
N'eut jamais un liard ; si bien que sa vielle Et sa Muse, qu'on dit qui eut la voix si belle, Ne le sceurent nourrir, et falloît que sa faim D'huis en huis mendiast le misérable pain.
• Laisse-moy, pauvre sot, ceste science folle ; Hante-moy les palais, caresse-moy Bartolle, Et d'une voix dorée au milieu d'un parquet
Au despens d'un pauvre homme exerce ton caquet. Et fumeux et sueux ^ d'une bouche tonnante Devant un président mets-moy ta langue en vente ; On peut par ce moyen aux richesses monter.
Et se faire du peuple en tous lieux bonneter^.
• Ou bien embrasse-moy l'argenteuse^ science Dont le sage Hippocrate eut tant d'expérience... [8]
« Ou bien si le désir généreux et hardy, En t'eschaufTant le sang, ne rend accouardy ^ Ton cœur à mespriscr les périls de la terre, Pren les armes au poing, et va suivre la guerre. Et d'une belle playe en l'estomac ouvert.
Meurs dessus un rempart de poudre tout couvert ; Par si noble moyen souvent on devient riche.
Car envers les soldats un bon prince n'est chiche. »
Ainsi en me tançant mon père me disoit, Oufust^ quand le soleil hors de l'eau conduisoit Ses coursiers, haletans de la pénible trette ^, Ou fust quand vers le soir il plongeoit sa charette ; Fust la Duict, quand la lune avec ses noirs chevaux Creuse et pleine reprend Terre ' do ses travaux.
O quil est mal-aisé de forcer la nature !
Tçmsjours quelque génie, ou l'influence dure D'qd astre nous invite à suivre maugré tous Le destin qu'en naissant il versa dessur nous.
Pour menace ou prière, ou courtoise requeste