Part, passé de secouer (L., 6. Efforts
Mais aux hommes bien- nez qui sont aimez des cieux... [16]
Tu semblés aux enfants qui contemplent es i nues Des villes, des géans, des chimères cornues, Et ont de tel object le cerveau si esmeu.
Qu'ils pensent estre vray le masque qu'ils ont veu s ; Ainsi tu penses vray les vers dont je me joue, Qui te font enrager, et je les en advoue
Ny tes vers ny les miens oracles ne sont pas. Je prens tant seulement les Muses pour esbas ; En riant je compose, en riant je veux lire.
Et voilà tout le fruict que je reçois d'escrire. Ceux qui font autrement ils ne sçavent choisir Les vers qui ne sont nez sinon pour le plaisir; Et pource les grands rois joignent à la musique (Non au conseil privé) le bel art poétique.
Tu dis qu'auparavant j'estois fort renommé Et qu'ores 'je ne suis de personne estimé.
Penses-tu que ta secte embrasse tout le monde 1 Penses-tu que le ciel, l'air, et la terre et l'onde Se faschent contre moy pour * te voir en courrons T Tu te trompes beaucoup : Dieu est père de tous ! Je n'ay que trop d'honneur ; certes je voudrois estre Sans bruit et sans secours, comme un pasteur champestre. Ou comme un laboureur qui de bœufs accouplez Repoitrit ses guerets pour y semer les blez.
Celuy n'est pas heureux qu'on monstre par la rue. Que le peuple cognoist, que le peuple salue ; Mais heureux est celuy que la gloire n'époint. Qui ne cognoist personne et qu'on ne cognoist point ^. . . [224]