Qui s'arrondit*. 2. Sur la chute du d, v. p
Qu'en un bois Il y a de fueilles vertes.
Ha î maistresse, mon souc}',
Vien ici, Vien contempler la verdure !
Les fleurs de mon amitié
Ont pitié, Et seule tu n'en as cure.
Au moins levé un peu tes yeux
Gracieux, Et voy ces deux colombelies Qui font naturellement,
Doucement, I/amuur du bec et des ailes ;
Et nous, sous omlire d'iumueur,
Le bon-heur Trahissons par une crainte ; Les oyseaux sont plus heureux.
Amoureux Qui font l'amour sans contrainte.
Toutefois ne perdons pas
Nos esbats Pour ces loix tant rigoureuses ; Mais, si tu m'en crois, vivons
Et suyvons Les colombes amoureuses.
Pour effacer mon esmoy,
Baise-moy, Rebaise-moy, ma déesse.
Ne laissons passer en vain
Si soudain Les ans de nostre jeunesse.
CHANSON-
Douce maistresse, touche.
Pour soulager mon mal.
Mes lèvres de ta bouche Plus rouge que coral ^ ; Que mon col soit pressé De Ion bras enlassé.
Puis, face dessus face, Regarde-moy les yeux, Afin que ton trait passe En mon cœur soucieux, Cœur qui ne vit sinon D'amour et de ton nom.
Je Tay veu fiere et brave.
Avant que ta beauté Pour estre ton esclave Doucement l'eust domté ; Mais son mal lui plaist bien, Pourveu qu'il meure tien.
Belle par qui je donne A mes yeux tant d'esmoy, Baise-moy, ma mignonne.
Cent fois rebaise-moy.
Et quoy ! faut-il en vain Languir dessus ton sein ?
Mai stresse, je n'ay garde De vouloir t'éveiller.
Heureux, quand je regarde Tes beaux yeux sommeiller, Heureux quand je les voy Endormis dessous moy.
Veux-tu que je les baise Afin de les ouvrir * ?