‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 77 sur 361 · C'est pourquoi (L.). perruque au xv» siècle (N.; J · texte numérisé non relu

C'est pourquoi (L.). perruque au xv» siècle (N.; J

AMOURS DIVERSKS. 71

De cheveux éternels en tout temps est couverte. Et tousjours son fruict d'or de ses fueillcs défend Comme une mere fait de ses bras son enfant.

Pren ce livre pour gage et luy fais, je te prie. Ouvrir en ma faveur ta belle librairie ', Où logent sans parler tant d'Iiostes estrangers : Car il sent aussi bon que font tes orangers.

Ce jour de may, qui a la teste peinte D'une gaillarde et gentille verdeur.

Ne doit passer sans que ma vive ardeur Dô Yostre grâce un peu ne soii esteinte.

De vostre part, si vous estes atteinte Autant que moy d'amoureuse langueur, D'un feu pareil soulageons nostre cœur.

Qui aime bien ne doit poinct avoir crainte.

Le temps s'enfuit ; cependant ce beau jour Nous doit apprendre à démener l'amour, Et le pigeon qui sa femelle baise.

Baisez-moy donc, et faisons tout ainsi Que les oyseaux, sans nous donner souci :

Après la mort on ne void rien qui plaise.

-oo-

O de nepenthe et de liesse pleine, Chambrette heureuse, où deux heureux flambeaux De deux beaux yeux plus que les astres beaux Me font escorte après si longue peine !

Or' je pardonne à la mer inhumaine.

Aux flots, aux vents, mon naufrage et mes maux. Puisque par tant et par tant de travaux Une main douce à si doux port me meine.

Adieu tormente 2, adieu tempeste, adieu.

Vous, fiots cruels, ayeux du petit dieu ■ Qui dans mon sang a sa flèche souillée ;

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