‹ Poésies choisies de P. de Ronsard pub. avec notes et index concernant la langue et laChapitre 98 sur 361 · Pourrochet, bobine (L.). 8. Fins, subtils · texte numérisé non relu

Pourrochet, bobine (L.). 8. Fins, subtils

Ces trois sœurs, à l'œuvre ententives ',

Marmotoient un charme fatal,

Tortillans les filaces vives

Du corps futur de l'Hospital.

Clothon, qui le filet replie.

Ces deux vers mascha pour neuf fois :

« Je retors la plus belle vie

Qu'oncques * retordirent mes dois. »

Mais si tost qu'elle fut tirée

A Tentour du fuzeau humain.

Le Destin la mit en la main

Du fils de Saturne et de Rhée... [90]

(Japiier loi donne la forme humaine et ses neaf filles, les Muses, retournent sur la terre, conduites et guidées par Michel de l'Hospital.)

C'est luy dont les grâces infuses

Ont ramené par l'univers

Le chœur des Piérides Muses,

Faites illustres par ses vers ;

Par luy leurs honneurs s'embellissent,

Soit d'escrits rampants à deux piez^,

Ou soit par des nombres qui glissent

De pas tous francs et déliez * ;

C'est luy qui honore et qui prise

Ceux qui font l'amour aux neuf Sœurs,

Et qui estime leurs douceurs,

Et qui anime leur emprise*.

C'est luy, Chanson, que tu révères Comme l'honneur de nostre ciel.

C'est celuy qui aux lois sévères A fait gouster l'attique miel ; C'est luy qui la saincte balance

1. Attentives (N.; R. de T.; J. 3. Les vers, le Maire, dans Palsg., 299 ; R. de 4. La prose.

la R.; L.). 5. Entreprise (N. Palsg., 217;

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