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PREMIER DIALOGUE

ÉMA, AZOR, ET LES COMPAGNES D'ÉMA.

tMA.

ON blen-aimé, t

Mer.

a-t-il s

Je languis dans son absence.

Ah ! d'un cœur tendre et jaloux Que n'a-t-il l'impatience?

Que n'est-il à mes genoux, Mon bien-aimé, mon époux 1

De mon appui détachée.

Je tombe ainsi qu'une fleur

IÏ4 Poésies de Gentil^Bernard,

Languissante et desséchée, , Qui, sur la terre penchée, Perd la vie et la couleur.

Mes pleurs, ainsi qu'un orage.

Font un voile sur mes yeux.

Quand mon astre radieux Percera-t-il ce nuage ?

Mes compagnes, levez-vous.

Mon bien-aimé va paroître Ceint de l'éclat le plus doux.

Au jour qui luira sur vous.

Pourrez- vous le méconnoître?

Filles d'Éma, levez-vous; C'est mon amant, c'est mon maître.

Mon roi, mon dieu, mon époux.

Il descendra des montagnes, Leurs cimes s'aplaniront, Ses pas légers franchiront Les vallons et les campagnes Qui devant lui fleuriront.

LES COMPAGNES

Vous aimez, on vous adore; Calmez vos sens agités.

Vos vœux seront écoutés ; Attendez jusqu'à l'aurore.

Sur les coteaux argentés Les cieux ne versent encore Que de tremblantes clartés.

Dialogues orientaux, \i<

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