LA CAGE
DEUX bergères, pour faire usage De ramusemenl des beaux jours, Alloient chasser dans le bocage Ces oiseaux qu'on appelle amours.
Doris, d'une course rapide, Osa sans crainte en approcher ; Eglé, d'un pas lent et timide, Dans un buisson fut se cacher.
De filets l'une environnée Vouloit enlever tout l'essaim ; L'autre, dans ses vœux plus bornée, N'avoit qu'une cage à la main.
Bientôt, auprès de nos bergères, Tout le peuple ailé répandu.
Poésiei dt Geittil-Bernard.
Vola sur les branches légères Du piège qu'on avoit tendu.
Dorb en vît approcher mille.
Qu'effraya l'appât suborneur.
Dans sa cage, Églé, plus habile, En prit un qui Gt son bonheur.