LA COURONNE DE ROSES
JE sais que les mains d'une belle Ont cueilli ces roses pour moi.
L'amitié me les ofFre-t-elle ?
Est-ce à Famour que je les doi ?
L'amitié forme une couronne Dont la frîdcheur dure toujours.
Au lieu qu'on ne voit aux amours Que des fleurs que le temps moissonne.
Ne les voir durer qu'un matin, Églé, quelle douleur extrême !
Se peut^il, depuis que l'on aime.
Qu'on n'ait pu changer leur destin ?
Au pressentiment de mon âme^ Je crois cet instant arrivé.
Poésies de Gei.
uil-Bernaid.
Églé, c'est peut-^ti
re à ta aamme
Que ce prodige est
; réservé.
Tentons des épreu
ves nouvelles.
Je connois ton ccei
Lir et ma foi :
Nous rendrons ces
fleurs immortelles;
Ce miracle est digne de toi.