‹ Poésies choisiesChapitre 37 sur 70 · SCÈNE VII GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE VII GÉRONTE, ARISTE, VALÈRE

GÉRONTE, d'un air fort empressé.

Eh! vraiment oui, c'est lui.

Bonjour, mon cher enfant... Viens donc que je t'embrasse.

A Ariste.

Comme le voilà grand !... Ma foi, cela nous chasse.

VALÈRE

Monsieur, en vérité...

GÉRONTE

Parbleu ! je l'ai vu là, Je m'en souviens toujours, pas plus haut que cela; C'étoit hier, je crois... Comme passe notre âge ! Mais te voilà, vraiment, un grave personnage.

A Ariste.

Vous vovez qu'avec lui j'en use sans façon;

C'est tout comme autrefois, je n'ai pas d'autre ton.

v AI. ÈRE.

Monsieur, c'est trop d'honneur...

GÉRONTE

Oh ! non pas, je te prie

Le Méchant. 129

N'apporte point ici l'air de cérémonie, Regarde-toi déjà comme de la maison.

A. Ariste.

A propos, nous comptons qu'elle entendra raison.

Oh ! j'ai fait un beau bruit : c'est bien moi qu'on étonne

La menace est plaisante ! ah ! je ne crains personne

Je ne la croyois pas capable de cela.

Mais je commence à voir que tout s'apaisera,

Et que ma fermeté remettra sa cervelle.

Vous pouvez maintenant vous présenter chez elle :

Dites bien que je veux terminer aujourd'hui ;

Je vais renouveler connoissance avec lui.

Allez, si l'on ne peut la résoudre à descendre,

J'irai dans un moment lui présenter son gendre.

Page 1