‹ Poésies choisiesChapitre 107 sur 300 · AMOURS DH MFI,T>'K. — II · texte numérisé non relu

AMOURS DH MFI,T>'K. — II

Dea ' ! depuis (juc lu in'avinois,

Par neuf mois La lune n'est retournée ; Et (parjure mauvaistié)

L'amitié De ton cœur lasche est (ouriiée.

Mais nioy, bien que j'aye esté

Tout l'esté Sur les bords do la Cbarante, Toy où la Marne se perd,

Au flot verd De la Sene se meslanle ;

Tant plus de toy j'estoy loin,

Plus le soin De toy croissoit en mon amc ; Et plus sans te voir j'estoy

Je sentoy Dans mon cœur plus chaude ilame,

Quelcun (que soit-il maudit)

T'a-il dit Qu'av fait maistresse nouvelle?

Les Xantonifcois arbrisseaux

Et ruisseaux, Cerle en tesnioings j'en appelle.

Maint nouailleux- chastei;^ner Témoigner

i. Interjection qui ici exprime que la mesure du vers; pronon-

le reproche (Burg^., Il, 599; cez da.

Palsg, p. 888 ; Cachet, Gl) ; mo- 2. Plein de nœuds, yioihisics

nosyllabique (L.), comme l'indi- (N.; Roquef.).

Pourra mon amour qui dure, Là où ton nom engravé

Est cave En mainte et mainte écriture.

Les rocs, les antres, les hois,

De ma voix Encor' aujourdhuy resonnent', Dont avec les pastoureaux

Les toreaux Aux rives du Tré s'estonnent...[48]

Mais, Meline, ô le bon heur,

0 l'honneur, 0 le joyau de nostre âge.

En douceur change soudain

Ce dédain.

Change ce félon courage.

Et me fay changer aussi

Mon souci En plaisir, ô ma déesse.

Et de mes tristes chansons

Les durs sons En doux accents de liesse.

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