‹ Poésies choisiesChapitre 108 sur 300 · LIVRE PREMIEir · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIEir

A fin que pour jamais une marque demeure, A l'agc qui viendra, comme vostre je suis, Je vous fay vœu du peu, mais du tout que je puis, De peur que la mémoire avec nous ne s'en meure.

Je vous donne de moy la part qui est meilleure C'est l'esprit et la voix, qui, menez et conduis Sous le flambeau d'Amour, des éternelles nuits Sauveront vostre nom para vaut que je meure.

Et, si assez à temps je n'ay pas commencé De m'employer pour vous, puis que la destinée, Qui vous cachoit à moy, m'en a desavancé - :

Je feray, comme fait le devôt pèlerin.

Qui s'estant levé tard, pour faire sa journée. Regagne à se haster le temps et le chemin.

Un jour, quand de l'yver l'ennuieuse froidure S'atiedist, faisant place au printemps gracieux. Lorsque tout rit aux champs, et que les prez joyeux Peingnent de belles fleurs leur riante verdure ;

Page 1