‹ Poésies choisiesChapitre 114 sur 300 · Escoffion, coiffe de femme (L.;J. Gl · texte numérisé non relu

Escoffion, coiffe de femme (L.;J. Gl

iMa dame en un jardin amassoit des fleurettes, Pour en faire un bouquet, et, tapy sous les fleurs. Amour elle trouva, qui versant tiedes pleurs Seulet contre Venus poussoit plaintes aigrettes.

Ma mère, tu te dis mère des amourettes, Mais la mère pkislost tu es de tous maleurs. Quand chagrine tousjours tu remés tes douleurs Sur moy qui n'en puis niés' et que si mal tu trailfes,

Ce disoit Cupidon, de Venus se plaignant, Quand de ses Jjelles mains Francine l'empoignant Le nicha dans son sein-. Amour dedans se joue,

Et s'escrie en ces mots : Ma mère tu n"es plus. C'est Fi'ancinc qui l'est; cherche, belle Venus, Cherche xm autre que moy qui ton enfant s'avoue.

Si je pouvoy vous déceler ma peine, Vous lâcheriez bien tost vostre rigueur; Vraiment bien tost vous me rendriez mon cœur, Ou pour le moins luy seriez plus humaine.

De tant dennuis ma triste vie est pleine. Pour vous avmer, que d'un an la longueur Me defaudroit à conter ma langueur, Eusse-je encor de tous les vents l'aleine.

Grand est mon mal, grande est vostre rigueur, Mais bien plus grande est ma chaude langueur. 0 que je pusse à nu vous la décrire !

Je suis certain que mon mal moliroit De sa rigueur la rigueur de vostre ire Qui tel qu'il est vous le découvriroit.

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