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2. Imité d'une epigr. grecque Longepierre, Bioii et iloschus, (Anih. PI., ZS8}, rangée alors p. 15; A. C
Sophistes, vous meniez, qui dites que l'amour Kst une passion dedans une amc oisive ; Sophistes, vous mentez ; car est-il rien qui vive Plus franc d'oisiveté, par tout ce has séjour.
Que l'esprit d'un amant, qui, veillant nuit et jour N'évite nul travail, de tout repos se prive. Vogue par mille mers, jamais ne vient à rive, Mille périls divers essaie tour à tour ?
Au contraire dans moy, qui oisif souloy vivre, Amour, depuis qu'il m'a connnandé de le suivre, lleveille mes esprits paresseux paravant;
Depuis édcrcissant de sa luisante flàme La sommeilleuse nuit, où languissoit mon ame. Mille gentils pensers me fait mettre en avant.
Petis cousins aislcz, ô d'Amour les trompettes. Oui la nuit Irompefans tout alentour de moy. Me reveillez ensemble avecques mon émoy, Allez, traversez l'air, déplovez vos aisléles ;
Volez, et si d'Amour quelque conte ' vous fait'^s Faites conte, oyselels, pour ma si rare fov, De ce que je vous veu. Si tant d'heur je reçoy. Les bons heraus d'Amour à tout-jamais vous estes.
Allez près de Po\ tiers, sur im valon pierreux. Droit au dos d'un couteau qui sur un champ regarde ; Portez à ma Francine un message amoureux.
De ce mot dans son lit allez la reveiller (Pour guerdon - baisez-la; ô quel malheur m'en garde !) 13aïf pour ton amour ne sçaureit sommeiller.
Esperon mieux, mon cœur, puis que j'av ce beau gage D( Tamour de Francine. 0 ])rasselets aimez,