LIVRE TROISIÈME
floy, qui devant que d'eslre né Avois esté prédestiné
D'une dame poète, Dés mon enfance j'ay sonné
Une amour contrefaite -,
Afin qu'un jour j'eusse le pris Entre les amants mieux apris
A chanter leur détresse.
Si j'étois de l'amour épris
D'une vrayc maistresse.
Amour, voulant à mon destin Mètre une fois heureuse fin,
M'a mené voir la belle A qui deu je vivois, à fin
D'cstre serviteur d'elle.
Et qui m'auroit bien fait quiter Ma Seine sans la regretter
Ainsin abandonnée.
Venant sur le Glain habiter.
Sinon ma destinée?... [54]