El iiiÊinc, ot oiicoi'c. p. 229) synonyme de paillarde
■2. Les jeunes lilles (L, rcni.i; 3. Ooninielle une erreur, se toutefois ce mot était déjà (Pals^'., trompe.
Ou quand d'un doux soui'is,
Larron de mes espris,
Ou quand d'une paroile
Mignardetement molle.
Ou quand d'un regard d'veux
Fièrement gracieux.
Ou quand d'un petit geste,
Tout divin, tout céleste,
En amoureuse ardeur
Tu plonges tout mon cœur.
0 ma belle rebelle, Las ! que tu m'es cruelle !
Quand la cuisante ardeur Qui me brusle le cœur Fait que je te demande A sa bruslure grande Un rafraichissement D'un baiser seulement!
0 ma belle rebelle, Las ! que tu m'es cruelle !
Quand d'un petit baiser Tu ne veux m'apaiser :
Mais par tes fines ruses Tousjours tu m'en refuses.
Au lieu d'allégement Accroissant mon tourment.
Me puissé-je un jour, dure, Vanger de ton injure.
Mon petit maistre Amour Te puisse outrer un jour!
Et pour nioy langoureuse Il te face amoureuse.
Comme il m'a langoureux Pour toy fait amoureux !
Alors par ma vengeance Tu auras connoissancc Quel mal fait, du baiser Un amant refuser.
Et si je te le donne, Ma farouche mignonne, Quand plus fort le désir S'en viendroit te saisir, Lors après ma vangeance Tu auras connoissance Quel bien c'est, du baiser L'amant ne refuser.
Après les vents, après le triste orage, Apres l'yver, qui de ravines d'eaux Avoit noyé des bœufs le labourage,
Voicy venir les ventelets nouveaux Du beau printemps ; desja dedans leur rive Se vont serrer les éclarcis ruisseaux.
Mon nieu, pour moy cette saison n'arrive. Le triste yver dure tousjours pour moy. Si bien Amour de mon printemps me prive !
Bien que tout rit, rien de gay je ne voy : Bien que de pleurs le ciel serain s'essuye, Donner la fin à mes pleurs je ne doy.
Sans fin mes yeux versent leur triste pluye : Et quand chacun se montre plus joyeux.
C'est quand plus fort plus triste je m'ennuie
Sous la fraîcheur des bois délicieux Venus la gave, et les Grâces compagnes, Et ses Amours font un bal gracieux*.
Les Satyreaux aguetans des montagnes Courent après ; le gentil patoureau De son flageol éjouït les campagnes.
Dans les bosquets sur le verd arbrisseau On oit chanter en son caquet sauvage Et plaindre Ityl le Daulien oyseau.
Le ciel en rit, la prée * et le bocage ;