Horace, Odes, I, iv. 2. Pré, au fém
Et seniblo eacor la naïade en ses flots Trepig notant ' dancer au doux ramage.
Mes chants plus gays ce sont tristes sanglots, Et mon bal c'est de mille pas la perte, Tous mes plaisirs mille espoirs vains et sots.
Le triste noir, c'est ma couleur plus verte ; D'infinis maux je sen le renouveau, Des biens je per toute fleur entrouverte.
Rien de printemps je n"ay, sinon le Ijeau, (Ains- mon yver et printemps de madame) Dont je reçoy tousjours yver nouveau.
Doux son printemps, mais bruslante est la flame Du chaud yver, qui me transist le cœiu", Par contrélfort me martyrant mon ame.
A ta beauté du printemps la vigueur Je parangonne ^ ; et les fleurs à tes grâces, A la saison de ton âge la fleur.
Mais en beauté le printemps tu surpasses : A- sa douceur C3de ta cruauté ; Ta cruauté de douceur tu effaces.
Quand m'attirant de douce privauté Tu me contreins de te sentir rebelle, Et t'éprouver contre ma loyauté Par ton refus inorratement cruelle.
Pleurez, mes yeux, toy soupire, mon cœur. Langue, plain toy de l'extrême rigueur
Dont me genne ma fiere dame :
Afin au moins, si je n'ay le pouvoir Par mes sanglots à pitié l'émouvoir.
Que tout vivant sa fierté blâme... [42]
Si cpielipie estoile en sa belle clarté Donne valeur et grâce et chasteté,