‹ Poésies choisiesChapitre 134 sur 300 · Dim. de trépigner. 3. Je compare (L.; Paragon · texte numérisé non relu

Dim. de trépigner. 3. Je compare (L.; Paragon

■2. Mais bien plutôt. ncr dans N.).

Elle liivsit ' à ta naissance ; Si qnelque estoile en regard ennuieux Respand en nous quelque maleur des cicux,

Son regard troubla niuii enfance.

^'on quand j'auroy de Pétrarque les vers, Sufîsannnent ne seroycnt decouvers

Par niov tes honneurs et tes grâces ; Sufisaniment par son humble chanter Je ne ponrrois au vray represanter

Tes cruautez et tes audaces.

ÎS'on quand j"auroy du rossignol la voix Qui Ions les ans plaint son Ityl au bois,

Mon mal assez je ne plaindroye -.

Ny mon maleur de mes pleurs aprocher Je ne pourroy, fussé-je le rocher

Qui en Sipyl sans fin larmoyé... [l 2]

Infinis sont les maux que j"ay pour toy, Ta beauté l'est, infinie est ma foy.

Sans fin mes espérances vaines :

Tu ne pourrois finir ma loyauté Mais tu peux bien de douce privante

Donner fin à toutes mes peines.

Francine, en vain je cherche en toy pitié, En vain de toy j'atlen quelque amitié :

Tu as la poitrine acérée ; De diamant ton cœur est remparé.

Par trop je suis de mon sens égai'é

Si j'atten la grâce espérée.

Je n'auray point la grâce que j'atten ; Puis qu'il te plaist, je le veu ; mais enten

1. Ex. du passé défiui (L.). M- 2. Tcrminaisou picarde de l'imcot, fa\Uivcment, Gr., p. 28 : Je parfait et du conditionnel, néces liiy. saire ici pour la rime.

Que pour toy je souffre, inhumaine.

Si lu l'entens trop fier ine sentiray , Si tu le sçais heureux je soulTriray

Prenant en gré toute ma peine.

Vov, le ciel rit à la terre Serenant l'air d'im beau jour.

Vov, la terre fait l'amour Au ciel, et de soy desserre De son trésor le plus beau.

Pour doire ' de son nossage Étalant le renouveau De son odonreux fleurage.

Les fruitiers de fleurs hlanchissenl, Les prés se peignent de fleurs.

Et de flairantes - odeurs Tout l'air embamé remplissent.

Ov les bruyants ruisselcts.

Qui claii'-coulans trepignotent ^ ; Oy les chantres oyselets Qui doucetement gringotent*.

Voy, les oyseaux s'aparient, Et du nectar amoureux Enyvrez (les bien heureux) Leiu's amours dans les bois bruyeiil.

Voy sur cet arbre à désir Ces lourtourelles mignardes Sous un frissoneux plaisir S'cntrebaisoter tremblardes. . . [sj

Voy, Francine, voy, mignarde, Ces vignes qui les ormeaux Lassent de pampreux rameaux ;

1. On prononçait douaire, et "2. Flcuiaiitcs (.N ). c'est sous cette forme que ce 5. Sauleut*. mol s'est conservé. i. Frcdoimcnt '.

IdG POESIES CHOISIES DE BAÏF.

Voy, ni'aniic, voy, regarde Le lierre surrampant, Qui de sa lortissc ' chaisne Embrasse alentour grimpant Le tige aymé de ce chesne.

Quoy ? mignonne, toute chose D'amour les dons sentira.

Toute chose en jouira, Et nostre amour se repose ?

Quoy? folle, devant nos yeux Verrons-nous que tout s'ébate, Sans que leur jeu gracieux A mesme plaisir nous flate ?

Qu'à plaisir tout se délie Devant nos yeux, et cpe nous Voyans leur plaisir tant doux Crevions de jalouse envie.

Sans qu'employer nous osions Le temps que la mort nous lesse, Oysifs, sans que nous usions Des dons de nostre jeunesse?

BAlF

Tandis que d'esperaucc Mon cœur se nourrissoit Et de la douce avance De laijiour jouïssoit, «Vraymcnt nul amoureux N'avoit plus d'heur que moy Qui vivais plus heureux (Jue le plus riche roy^.

rRAxNClNE.

Tandis que ta Francine Estoit ton seul soucy

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