Surpasser; (réq. dans Mal- i. Piêpplilirin ; vov. p
Gril est bienlKnireux, d'aulaut que je le laisse Entre les belles mains d'une douce maistresse, Et le destin cruel me force l'éloigner.
Las ! main, fay ton devoir. Tu ne veux donc écrire Ce que n'ose penser, ma bouche ne peut dire? Et je ne sçauroy mieux mon ennuy témoigner.
De l'aimable Cypris ô lumière dorée ', -Hesper, de la nuit noire ô la gloire sacrée, Qui excelles d'autant sur les astres des cieux Que moindre que la lune est ton feu radieux : Je te salue, amy; conduy moy par la brime Droit où sont mes amours en de lieu - de la lune Qui cache sa clarté. Je ne va dérober, Ny pour d'un pèlerin le voyage troubler ; Mais je suis anioureux. Yrayment c'est chose belle Ayder au doux désir d'un amoureux fidelle.
As-tu de savoir envie
Quelle vie Je puis démener sans toy ?
Si le temps qu'au dueil j'employe,
Loin de joye, Appeler vie je doy !...[i2]
Sans toy m'est une journée
Une année ^ ; Sans toy le ris m'est douleur ; Sans toy la lumière obscui'c ;
La verdure Sans toi m'est noire couleur... [30]
i. Imité de Bion, XVI. Cf. ri- 2. Au lien, dessus p. 13. 5. Virgile, Egl., VIII, 4Ô
190 rOÉSIES CHOISIES DE BAÏF.
Parmy renniii que je souffre, Rien ne s'ouffre-
Qui me martyrise tant
Comme si parfois je pense Que l'absence,
M"amour, te travaille autant... [l-2|
0 si l'heureuse joiu'née
Retournée Pour nous revoir peut venir, De tant de peiues souffertes,
Et de pertes Esieignons le souvenir.
Desja me semble
Que tant je tremble, Que je frissonne de plaisir ;
Que je t'embrasse.
Que face à face Je pasine douté du plaisir.
Ton sein je toucbe,
Tantost la bouche, Tantost je le baise les yeux ;
las de délices
Et de blandices ' Nous devisons à qui mieux mieux. . . [l2]
Aimons-nous, belle.
D'un cœur fidelle, En malheur et prospérité :
Au feu l'épreuve
De l'or se trouve, De l'amour en adversité.