‹ Poésies choisiesChapitre 154 sur 300 · Imité dAnatréou, XWIII. Nicot · texte numérisé non relu

Imité dAnatréou, XWIII. Nicot

Cl', les Chansonnettes. '6- En pour, à (L., rem. i').

['.!■> POÉSlIiS CHOISIES DE LAÏF.

l'ar les amours grandets Les petits amourets Sont nourris ; et, nourris, Soudain font de petits Une nouvelle engeance.

Et quoy ? Quand la puissance De nornbrer n'ha ma voix Tant d'amours à la fois.

La grand' dame Cypris en mon dormant un jour '. Tenant de sa main belle- son jeune enfant Amour, Oui en terre clinoit^, me dict ceste parole : Enseigne, amy pasteur, l'ayant à ton escole, Mon Amour à chanter. Ainsin elle parla. Me le laisse et s'en part; mais, moy sot, tout cela Qu'en pasteur je cliantoy, je lui voulois apprendre, Connue s'il ust voulu mon apprenti se rendre. Je chantoy comme Pan trouva le chalumeau, Minerve le flageol ; comme Apollon le beau Fut trouveur de la lyre, et du doux lue* Mercure. C'est ce que j'enseignoy ; mais il n'en avoit cure, Et, me chantant luy mesme de sa mère les tours, De sa mère et des dieux m'enseignoit les amours : Et soudain j'oublioy ce que luy veux apprendre. Et des chants amoureux me fallut entreprendre.

])es tilles j'oy ce brocard**,

(Jui (lisent : " Tu es \ieillard,

1. Imité de Bioii, III. Cf. Rou- saus doute de sa jeunesse (Quisard, p. 138; A. Chéuier, p. 101. cherat, Yersif., p. 526 : cite Es-

2. Dans ce vers et dans le vers tienne Pasquier). lô l'c, sui abondant dans le pre- 5. Se i)euchait'.

niier héiaisticlie, n'est pas élidc; i. Nicot : « Aucuns estiiveut

cette licence, Iréqui ntc jusqu'à luth. »

Jlarol, n'était plus permise du o. Imité d'Anacréon, XI. Cf. les

temps de Baïf. Cette pièce est Chansonnettes.

AMOIIUS DIVERSES. — III. 193

Anacréoii ; au miroir.

Le prenant, tn pourras voir Qnc tes cheveux plus ne sont Et (pic tout chauve est ton front. »

Ouant à moy, si mes cheveux Sont plus ou moins, je neveux Dire (jue j'en sçache rien; Mais cecy je sçay fort bien.

Qu'au vieillard d'autant sied mieux Suivre les csbats joyeux Qu'il est de plus près voysin Du dernier jour de sa fin.

Page 1