LES JEUX. — LE BRWE
Et pour les bien garder j'ay mieux aimé mourir Que, ne les gardant point, leur courrons encourir ; Et m'a semblé meilleur leur rendre obéissance Que de creindre un mortel qui a moins de puissance. Or si davant • le temps me faut quitter la vie, Je le comte pour rien n'ayant do vivre envie, Car qui, ainsi que mov, vit en lieaucoup de maux, Que perd-il en mourant sinon mille travaux ! Aussi ce ne m'est pas une grande douleur De mourir, pour sortir hors d'un si grand malheur; Mais ce m'ust bien été un plus grand deconfort. Si, sans point l'inhumer, j'usse laissé le mort, Duquel j'étois la sœur, fille de mesmc mère : Mais, l'avant fait, la moi't ne me peut estre amero. Or si tu dis que j'ay follement fait l'offence, Encor plus follement tu as fait la deffiMice...