‹ Poésies choisiesChapitre 174 sur 300 · Ce lyie, quod', ô. L'a-t-on · texte numérisé non relu

Ce lyie, quod', ô. L'a-t-on

"2. Et en cela je ne me trompe. -i. Un peu ."i 1 1 ait-.

Et maudissoit ceux-là qui l'avoyent remué. Apres, à pleines mains, de la sèche poussière Le mort elle recouvre ; et tenant une eguiere. De l'eau dessus le corps par trois fois elle verse. Moy qui voy tout cecy j'accour à la traverse Et la pren sur le fait. Elle, non étonnée, Tout ce qu'auparavant en la mesmc jom'uée S'étoit fait sur le mort, l'avoue sans conti^einte. Et n'en dénie rien et n'en montre avoir creinte. De la confession j'u plaisir et douleur, Plaisir de me sauver de ce fâcheux maleur ; Mais j'en reçu douleur poiu'ce que mes amis Ainsi par mon moyen en peine je voy mis. Toutefois je ne sçache amy de qui le bien Je ne doive tousjours priser moins que le mien.

Créox.

ïoy, toy, qui tiens penchant la teste contre bas, Dy, le confesses-tu ou nies-tu le cas ?

AXTIGONE.

J'avoue l'avoir fait et je ne le vous nie.

CRÉO.N .

(juantest de toy, va ten où tu auras envie, Absoust de ce forfait. Toy, qui as l'ait l'offense, Dy moy sans delaier • , sçavois-tu la deffense '?

amigose'.

Ouy-, je la sçavois et chacun comme moy.

CKÉO.N.

Et tu as bien osé faire contre la loy.

.VXTIGOXE.

Aussy n'étoit-ce pas une loy, ni donnée

Des dieux, ni saintement des honmies ordonnée.

Et je ne pensoy pas que tes loix peussent tant

Que toy homme mortel tu vinses abatant

Les saintes loix des dieux, qui ne sont seulemenl

Pour durer aujourd'huy mais éternellement.

1. Sans fuire délai (N.jL, étym. 'i. Oui était jadis ilc jlcu.\ ^ylde Délayer; Joinvilie). iabcs (Qiiiili. Ver», p. 512).

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