‹ Poésies choisiesChapitre 180 sur 300 · LES JEUX. — LE BRAVE · texte numérisé non relu

LES JEUX. — LE BRAVE

De tel lieu et n'en faites cas ; Un tel traite mieux une telle ; Une autre vous semble plus belle ; »

Qui, quand faudroit se mettre à table, Ayant une bande honorable Do mes amis à festier*, Xe feroit que geindre et crier, Contrefaisant de la malade, Avecques une mine fade ; Qui rebuteroit mes amis, • Qui attrairoit - mes ennemis ;

Qui par des grâces fi'op poupines Me planteroit le cœur d'épines, Et seraeroit dedans les cœurs Des muguets amoureuses fleurs.

FIXKT.

Il n'v a ordre qu'on l'en lire :

I! faut qu'il achevé de dire.

BONT.VMS.

Bref, la prison de mariage, Pleine de despoir"' et de rage.

Relient ceux qui sont pris dedans Ci'ians et plaignans tout le tams De leur vie, qui n'est pas vie, Mais plustost de mort une envie.

Et comme celuy* fou seroit Qui de son gré se jetteroit Dans les cachos des malheureux, Ainsi seroit trop malheureux Trop malheureux et moins que sage, Qui entreroit au mariage, Sçachant les malheurs, que je sçay Par autruv. sans en faire essay.

FIXET.

In bel exemple prent en hiy

i. Fêter iL., étyru.). ' 5. Forme syncopée, désespoir

2. Allireraiti.N.; Roquef.: Join- (Palsg , p. oli: Desperer;. ville). 4. Pour celui-là.

224 POESIES CHOISIES DE BAÏt'.

Qui se chastie par aubuy.

BÛNTAMS.

Et celuy (jui ne voudra suyvre Mon advis, qu'il s'en voise* au livre Des quinze joyes* de mariage :

Il e^i fViu -."il ii"('u \ient plus saie,

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