‹ Poésies choisiesChapitre 181 sur 300 · L'EUNUQUE · texte numérisé non relu

L'EUNUQUE

CfiMÉDlE DE TÉP.F.NCE FP..\GME>T-

CHEREAU.

•En ce lieu n'y a til personne?

Je ne voy rien. De ça, personne Ne ne suit-il? Pas un du monde.

La joye dont mon cœur abonde, Et dont je crevé, se peut elle Dégorger? 0 dieu ! elle est telle Que maintenant j'endureroy Qu'on me tuast et j'en seroy ' Fort content, creignant que ma vie fiaste de quelque fâcherie \]e plaisir devant que je meure...

AMIPHON.

Cherean, qu'as-tu à semiller * ?

1. Qu'il s'pii aille; fornio an- fairo sentir. Cf. p. -192, notr 2. cienno et fréquente (Bm-guy, 1, T». Le fragment que nous don- 281 ; Joinville) ; voy. Ronsard, uons compreild du vers biO au p. 179. vers 607. Le manuscrit de l'Eu-

2. Encore un exemjile d'une «hçh(? existe encore ; voy. l'introsyljabe féminine surabondante et duction.

que la pronoiuiatioii ne doit pas 4. .\ t'ajfiter, à frétiller (L.).

LES JEUX. — L'EllNUOTIE. 225

Qui t'a fait ainsin abiller?

Dont * es-tu si gay ? que veux-lu ?

Es-tu sage? C'est assez tu ; Parle sans tant me regarder,

CHEREAU.

Aniy, Dieu te veule garder.

0 l'heureux jour ! Homme jamès

Ne vint plus à point que (u m'es.

ANTIPHOS

Coule moy que c'est, je t'en prie.

CHEREAU.

Ecoute moy, je t'en suplie.

Ne conois-tu pas la maistrcsso De mon frère?

ANTIPHON

Quoy, Taïs ? Est-ce ï

CHEREAU.

La niesme.

ANTIPHON

■l'en sçavoy le nom.

CHEREAU.

On luy a donné mi beau don Ce jourduv d'une jeune fille.

Sçais-tu s'elle- est belle et gentille?

Il ne faut que je te la vante, Antiphon : celuy qui me hante Comme tu fais ne va doutant Si je suis juge competant D'une beauté. Je tu féru .\u vif pour cette-cy.

ANTIPHON

Dis-tu ?

CHEREAU.

Aussi tost que tu la verras Je m'assure que tu diras Qu'elle est entre les belles belle.

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