‹ Poésies choisiesChapitre 19 sur 300 · XXXVIII APPENDICES · texte numérisé non relu

XXXVIII APPENDICES

traduite par Vigcnere et imiirimée par Nicolas Cliesneau, avec un au'-re chant sur la même naissance, traduit des vers latins de Camille Falconnet par ledit Bajf; la traduction en prose du Traité de Vlm'atjination. écrit en latin par Jean-François Pic de la Mirande, imprimée à Pai-is, in-8, par André Wechel, en 1357. La Croix du Maine lui attribue encore la traduction de V Adverthsement saint et chrétien touchant te port des armes, écrit en lalin par Jacques Charpentier, jurisconsulte de Tolose, et imprimé à Paris chez Sebastien Nivelle, l'an la7o. 11 ajoute que Daïf a écrit, en outre, quelques fort doctes œuvres eu mathématiques imprimées dans sa jeunesse. 11 serait très-difficile, pour no pas dire impossible, de contrôler aujourd'hui ces assertions diverses de La Croix du Maine et de du Yerdicr.

lEUVRES INÉDITES LT MANUSCRITS.

La Croix du Maine ne cite comme inédits, au moment où il écrit (loS4), que deux traités, l'un de la Prononciation française et l'autre de l'Art métrique ou de la façon de composer en vers. Ces deux traités, qui sont eu effet restés inédits, avaient été annoncés par Baïf lui-même, en 137-i, dans ses Etréues de })oézie fransoèze : « Ami lekteur, contante toè de sesi, atlandant plus esprès avertisemant ki t'èt préparé, tant sur la prononsiasion fransoèze ke sur l'art métrik. » Nous ignorons ce que sont devenus les manuscrits.

Pu Verdier indique un nombre considérable d'œuvres demeurées inédites. En voici la lisle telle qu'il la donne : « Quatorze psaumes en rime non encore imprimés; plusieurs discours moraux et sentencieux non encore imprimés, qui sont en rime, faisant uu gros tome qu'on pourra voir bientôt mis en lumière et que j'ai vu entre ses mains; deux gros tomes d'odes, elegiaques, iambiques, chansons et chansonnettes métriques pour la musique, non encore imprimés; tous les psalmes du roi et prophète David, non encore imprimés ; la Medéc d'Euripide ; les Trachinies de Sophocle ; le Pltitus d'Aristophane; l'Ueantontitnorurnenos de Térence ; tout cela prêt à imprimer comme je l'ai vu parachevé et écrit de sa main. »

L'ouvrage de du Verdier étant de 1385, nous pensons que les discours moraux et sentencieux eu rime dont il parle ne sont autres que les Mimes, dont deux livres seulement avaient paru à cette époque et dont deux autres livres furent publiés après la mort de Baïf, en 1397. Du Verdier n'indique que quatorze psaumes rimes ; c'est que Baïf continua cette traduction, qui ne fut terminée qu'en 1387, comme on le verra ci-après. Quant aux psaumes en vers mesurés et aux chansonnettes, ils existent encore ; et le manuscrit est

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