AU SIEUR SABATIER
COMMIS A l'eSPARGXE
Sabaticr, adieu lii)erté :
L'an revient, rcvien à ta charge.
Il faut résider arresti'^ Sans courir au loin ny au large.
Tu t'es assez repatrié, Yien le coul sous le joug remettre.
Pour tout un an estre lié A conter, payer et promettre.
Quiconque- l'épargne nomas Tu ne sçavois nommer les choses, Car sous tel nom caché tû as Tout le rejjours que ne proposes.
En l'épargne ou n'épargne rien :
Toute somme, avant qu'on l'aporte, A desja tout prest le moyen Pai" où vient qui soudain l'emporte.
Qu'est-ce de l'or et de l'argent ?
Qui les thcsorise en est pale, Du prince a donner diligent Vive la grâce libei'ale.
Vive mon roy, qui lii)eral Ses beaux présents ne me refuse :