LES MUSES
Calliope inventa l'héroïque chanson, Et Clion de la lyre enseigna le doux son ; La voix tragique fut par Euterpc élevée, Melpoméne premier- l'épinette a trouvée.
Des flûtes les tuyaux ïcrpsichore entonna, Eratondes grans dieux les louanges sonna, La docte Polymnie acorda la cadance, Polymniiî à tous clians ajousta l'acordance. l'ranie chanta le bal que font les cieux, Thalie du comic le jeu facecieux.
Ai; SI El II OTTOMAN
Que cette folle rage, Ottoman, soit chassée. Qui pour le mettre ailleurs te dérobe ton cœur Ne nourry de mensonge une vainc fureur, Qui naist d'oisiveté dans l'âme aparessée.
Amour liannist de nous toute malle pensée, Apastant^ nos esprits d'une feinte douceur : Amour nous en\ olope en sa plaisante erreur,
1. Imité d'une épigranime de 2. D'abord*. V Anthologie, IX, 504. 5. Attirant'.
LES PASSE-TEMPS. — IV. 2r.O
Où toute liberté se foule terrassée.
La beauté florissante est comme la vipère Entre les belles fleurs, qui fait nouvelle peau Quand le soleil plus clous ouvre la primevei'e.
Ha, malheureux l'anianl, tant soit sa dame belle ! Plus elle a le corsage et le visage beau, Plus de fausses traisons ' en son cœur elle celé.