Subsl. rnasc. (N.; L., rem.). 5. Marc Musurc, do Caiulio
2. Inutile (L., Ex. tic Dcsjjor- cuscigiia le grec à Yuiiise et à les; Ainp., Korin., p. 105). Iloinc.
vu ROY. Z
X qui Ronsard clevoit si grand nom faire avoii'. Le bon Lazare, là, non louché d'avarice, Et moins d'ambition, suit la muse propice ; Et rien moins ne pensoit que venir à la court, Quand un courier exprès à sa retraite court Le sommer de la part du grand roy, qui le maiidi' Et le venir trouver sans refus hiy commande. Qu'ust '-il fait ? Djvoit-il au repos s'amuser Où vivoit si content? Pouvoit-il refuser Son roy qui le mandoit ? C'est un pauvre héritage De cropir- au sçavoir sans le mettre en usage. 11 se range à son roy, qui ne le renvoia, Mais l'ouït et chérit, et bien tost l'emplova.
L'emploie ambassadeur aux seigneurs de Venise, Afin que, né de luy, sur les fous saint Moïse Je fusse battizé. Des noms de mes parreiiis, Justinian et Rincon, tenant mes foibles reins, Jan Antoine nomé, qui de telle naissance Porté deçà les mous dés ma flouête enfance, Par le soin de tel père aux lettres bien instruit. Pour la France devoy raporter quelque fruit.
Je ne fu pas si tost hois de l'enfance tendre La parole formant, qu'il fut soigneux de prendre Des maistres les meilleurs pour déslors m'ensoigner Le grec et le latin, sans rien y épargner. Charle Etiene premier, disciple de Lazare, Le docte Donamy. de mode non liarbare M'aprint à prononcer le langage romain ; Ange Vergece^, grec, à la gentile main Pour l'écriture grecque, écrivain ordinére De vos grandpere et père et le vostre, ut salére Pour à l'accent des Grecs ma parole dresser, El ma main sur le trac * de sa lettre adresser.
En l'an que l'Empereur Charle fit son entrée
i. Ust, forme normande do '2. Croupir (L., hist.).
rimp. du subj. du verbe avoir 3. Célèbre caDigraphc grec, na-
(Burg., I, 2.i8; Nisard. Patois (le lif de l'Ile de Crète.
Paris, p. 251). 4. Trace*.
■i POÉSIES CHOISIES DE BAÏF.
Receu dedans Paiûs, l'année desastiVîe Que Budé trépassa', mon pcre qui alors Aloit ambassadeur pour vos(rc ayeul dehors Ou royaume on Almagne et mcnoit au voyage Charle Etiene et Ronsard qui sortoit hors de paco (Etiene médecin qui bien parlant étoit, Ronsard de qui la fleur un jjeau fruit promettoit), Mon père entre les mains du Ijon Tusan me lesse, Qui chés luy nourrissoit une gaie jeunesse De be.iux enfans bien nez, de soir et de matin Leurs oreilles bâtant du grec et du latin. Là les de Reaume éloyent, qui leur belle nature Y ployèrent un tems sous boue nourriture. Pour eslre quelque jour vos loyaux, conseilliers. Faits evesques tous deux et tous deux chanceliers. L'un du duc d'Alençon, l'autre de voslre mère. Là venoit Robertet qui vostre secretére Sieur de Fresne mourut, et là d'autres assez Qu'aUjOurd'huy regretons la plus part trépassez. Là quatre ans je passay façonnant mon ramage De grec et de latin; et de divers langage (Picard, parisien, touranjau, poitevin, Wormand et champenois) mellay mon angevin. De là (i^rand heur ;i moy) mon pm'c me retire, Me baille entre les mains de Dorât pour me duire - Dorât qui studieux du mont Parnasse avoit Reconnu les détours, et les chemins savoit Par où guida mes pas. G Muses, qu'on me doue De lorier et de fleurs une fréche courone Dont j'honore son chef! Il m'april vos segrets Par les chemins choisis des vieux Latins et Grecs' C'est par luy que, sortant de la vulgaire trace, Dans un nouveau sentier moy le premier je passe, Ouvrant à vos François un passage incnnu, Que nul paravant moy dans France n'a tenu.