Charles IX. ô. Au lig., rccufil
■1 Tiavailliuil (I..). 4. Vcnliircs (L., hist.)
Ainsi divers sera ce présent que j'aporte De mes vers assemblez de diferante sorte, De style difcrant, de diferant suget, Que par mes ans passez, sans me tenir suget A rien que j'usse élu pour un œuvre ' poursuivre. Seulement composay pour inulil'^ ne vivre, Mais couvant généreux un louable désir D'oser quelque grand œuvre à mon aise et loisir ; Car nul ne pense faire un grand œuvre qui plaise Pour durer à jamais sans le loisir et Taise. Ce que l'on dit est vray, qui se trouve en. effet. Que l'homme soufreteux onque ne lit beau fait. Soit que cela me vint de l'instint de nature. Ou soit que Tusse apris avec ma nourriture. Ou soit que tous les deux m'aient conduit ainsi, ' Les Muses ont esté de tout tems mon soucy.
Sire, grâces à Dieu, je nasqui iils d'un perc, Serviteur bien aimé du roy vostrc granpere. De ce grand roy François à qui seul nous devons Tout cela que d'humain et gentil nous avons Des livres du vieil tems ; mais à vous dcbonaire, Qui les entretenez d'un loier ordinaire Nous les devons encor : luy p3re et créateur. Et vous, serez nomé des arts conservateur.
Ce mien père, angevin, gentilhome de race, L'un des premiers François qui les Muses embrasse. D'ignorance ennemi, désireux de sçavoir, Passant torrens et nions jusqu'à Rome alla voir Musure ^', candiot, qu'il ouït pour aprendre Le grec des vieux auteurs et pour docte s'y rendre : Où si bien travailla que, dedans (juelques ans, Il se fit admirer et des plus sufisans. Docte il revint en France, et, comme il ne désire Rien tant que le sçavoir, en Anjou se retire Dans sa maison des Pins, non guiere loin du Loir,