‹ Poésies choisiesChapitre 233 sur 300 · Mnl faitft (Piofniefort). ô. Descend · texte numérisé non relu

Mnl faitft (Piofniefort). ô. Descend

2. Imité d'une l'al)le de Pilpay. 4. « Est une espèce de traiot Ci. La Fontaine, In Tortue pI les d'arcljalesle, dit ISicot, loque! tiré deu.r cannrch. vole comme en lournant. »

LES MIMES. — l. 287

Dans la caverne s'est jette Du lier lion qui le déchire.

En vain d'un malheur se retire Qui tunibe dans l'autre appresté ..[6j

Regarde davant et derriei'e.

Au soleil ne porte lumière ; Ne verse de 1 eau dans la mer.

Freslon la cigale n'apelle Au prix de la chanson plus belle.

Veux-tu cueillir ? te faut semer... f-24l

A MO.NSIEUK DE VILLEKOY

Quand je pense au divers ouvrage Où j'ai badiné tout mon âge, Tantost epigrannnatisant , Tantost sonnant la tragédie, Puis me gossant en comédie, Puis des amours petrarquisant ;...[(>]

Je ri de ma longue folie (0 Villeroy, de qui me lie L'amiable et nette vertu) Et je di voyant ma fortune, Maigre s'il en fut jamais une, Je suis un grand cogne festu,

Qui cogne, cogne, et rien n'avance.

J'ay travaillé sous espérance ; Les rois mon travail ont loué.

Plus que n'a valu mon mérite :

Mais la recompense est petite Pour un labeur tant avoué.

Puis que je n'ay crosse ny mitre , Puis que je n'ay plus que le tiltre D'une frivole pension, Bonne jadis, aujourd'huy vaine,

Oui ureinmuselle et qui me meiue Pour lu'accabler de passion ;

Doncques le mieux que puisse l'aire.

C'est me tromper en ma misère, Maladif pauvre que je suis.

Voire au milieu de mon martire Me faut essayer la satire.

Souffrir et taire je ne puis.

Tout le premier essay je trace Sur un discours joyeux d'Horace, Patron satiric des Latins.

Depuis, d'une façon nouvelle, En des vers que mimes j'appelle, J'ose attaquer les plus nuUins...[-2-iJ

Es-tu courtisan? tu souhettes * Ta maison : et puis tu regrettes La cour, te trouvant seul chez toy.

Es-tu aux champs ? tu veux la ville.

En la ville, ô ame labile!

Quand seray-je aux champs à requoy -?...[00l

Une espèce y a de folie Qui règne en cette humaine vie, De gens qui craignent de bruncher

En beau chemin : qui fouis s'el'froyent

De feux et d'oaux que point ne voyent.

Mourant de peur d'y trébucher.

Une autre sorte est en usage

Bien diverse et de rien plus sage.

Qui à travers rochers et feux,

,V travers est ,ngs et rivières

Brusque se donne des carrières.

Sage à luy, pour tous furieux.

1. Imilé très-librement dUo- 2. A rciius', oxprossion que race, Sat., I, t. llaif emploie souvent aussi

Bien que sa niaistresse ou sa niere, Sa sœur ou sa feniuie ou son pei'e, Ou ses amis luy crit tout haut :

Garde ! voyla une grand fosse !

Plus près de luy la voix on haulse, Plus il est sourd, moins lui en chaut. • D'erreur à cestc-cy pareille (Que nul de vous s'en émerveille) Le commun des hommes sedeut '.

Carcasset est fou qui s'endette, A fin d'avoir dont il achette Cent mille anticailles qu'il veut...[l2]

Boguin est hien fort habile honnno Qui ne donroit jias une ponnne Qu'il n'en sceut r'avoir son denier.

Et Fahi c'est une grand'beste Qui jour et uuit se rompt la teste A rimailler. Le sot mestier '..-[12]

Mais ceux que sur tous je déplore, A qui deux drachmes d'ellehore Plus (ju'aux autres faut ordonner; Voire à qui faut, pour leur suffire.

Toutes les isles d'Anticyre, Où croist l'ellébore, donuer.

Sont les malades d'avarice, D'impiété mère nourrice, Qui ne croiront autre malfait Sinon que leur tas diminue, Et pourveu qu'il leur croisse à vue Estiment vertu le forfait... [4-20]

Bien qu'en mou long propos je tire.

Le milliesme je ne puis dire Des fadézes du genre humain.

Mais, car il est fou qui s'oublie, Mon doux niaistre je vous supplie Mettez icy lœil et^la main.

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