‹ Poésies choisiesChapitre 239 sur 300 · Ne poussent. Palsg · texte numérisé non relu

Ne poussent. Palsg

Mandier ce m'esl trop de honte.

Pitié, de iiiale faim périr.

Grâces à mon roy deljonnaire, Son règne un siècle nous vient faire, Cheverni, rare en son bonheur, Où le bon, sans douter ' le pire.

Peut sentir ce qu'il veut, et dire Tout ce qu'il sent dedans le cueur.

Qui ne sçait le chemin qui mené Â la grand mer pour guide préne Le courant de la première eau, Et qu'aval la rife costoyo.

Il s'en ira la droite voye Se rendre en la mer bien et beau... [6]

Celuy qui plus sçait moins présume , Et qui moins sçait d'orgueil s'enfume.

A toufs deplaist qui seul se plaist.

11 se coguoist, qui bien se mire.

Qui bien se coguoist, ne s'admire.- Qui ne s'admire, sage il est.

Bons lévriers sont de toutes tailles.

Où le grain bon, bonnes les .pailles.

Bons maistres bons valets feront.

Toreau court où la vache beugle.

Si l'aveugle meine l'aveugle Au fossé tous deux tumberont.

Enfans d'Adam tretouts- nous sommes Nez à faillir, malheureux hommes, . Nez à bien faire si voulons.

Nul ne vit qui n'ait quelque vice.

Et touts enclins à la malice De trop nous aimer nous douions^.

11 n'a creinle (jui ha prouesse :

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