‹ Poésies choisiesChapitre 240 sur 300 · Tous en général (Roqucf.; 5. Gémissons · texte numérisé non relu

Tous en général (Roqucf.; 5. Gémissons

Qui n'a creinte ne sent ti'istossc :

Qui ne sent tristesse est henreux.

Le sage à qui rien n'est nuisible, Sans s'ébranler gaillard paisible, A pair • d'un dieu va vigoureux.

Mais je demande que veut dire Que touls hommes jusques au pire Admirent,- louent la vertu, L'exaltent, et la magnifient ; Honorent, voyre déifient Celuy qui s'en est revêtu.

La vertu en leurs rois souheltent.

Promis et volontiei's se soumettent A ceux qu'ils jugent vertueux.

S'ils ont différent, les en croyent.

Leur conseil et leur avis oyent, Et vont comme à l'oracle ii eux.

Et nul ne dira qu'il ne sente En luy mesme, quand il la vante.

De vertu quelque sentiment ; Mais bien qu'une estime il en face Comme do chose qui surpasse Ce qu'on prise communément,

Toutefois plus tost il désire Tout autre chose qu'il n'aspire A estre homme bon et entier :

Fera tout plus tost que de tendr.» De tout son cstude à se rendre Atrempé -, sage et droituricr.

Quoy faisant et promt et docile, Il en deviendroit plus abile.

Pour de sa personne ordonner Et pour mener mieux son ménage.

Et pour régir tout un vilage Voire une cité gouverner.

Il sçauroit porter la richesse

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