‹ Poésies choisiesChapitre 252 sur 300 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

0 Dieu, que n'eù-je l'auie vile ?

Que ne naqui-je mal-abile, Lourd et grossier d'entendement?

Long temps ha- ma fortune faite, J'eusse trouvé quelque retraite Pour vivre à mou contentement.

Je n'aimeroy point l'accointance Des personnages d'excellence, De beaux arts la vie honoraus.

Je ne me plcusse à tenir table A la compagnie agréable

Qui chasse les soins devorans. Je n'eusse gousté la musique,

Ornement de l'art poétique,

Douce compagne de nos vers.

Je n'eusse point voulu pai'estre,

Ny recherché ne me veisse estre.

Pour mon renom, d'hommes divers.

Mon nom, pour nos belles merveilles.

Ne fitst venu jusqu'aux oreilles

Des plus grands, dont je suis cognu.

Loin de faveur, loin de disgrâce,

Content de ma fortune basse,

Je me fusse eu mon coing tenu...[l20]

-oo-

0 sang royal, doux et bons princes, Vous les gouverneurs des provinces,

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