PSAUME XXXIX (XXXVIII
Dixi : Custodiain vias meas.
Je parloi de régler ma manière de fére. Ma langue il faut lier,
1. Malheureux. Prononciation p. 173; Hacan, Kie de 1/aZ/terie). qui était (l'usago aux xvi" el xvu' ^. Retrairc, retirer (N.; L. j siècles (Nisard, Pat. de Paris, Boquef.),
Et ina Itoiicho garder d'une liride ordinére
Pour ne point s'oublier.
Où sera le méchant, toujours en sa présence
Muet n^i'arresterai ; Et là même du Lien, le passant sous silence,
ïresl)ien je me terai.
Cependant ma douleur s'egrissoit davantage.
Et mon cœur s'enflanimoit ; El dedans moi tandis que rungeoi' ce langage
Un gran feu s'alumoit.
A la fin pour parler ma langue je délie.
0 Seigneur montre moi Te terme de mes jours, et combien doit ma vie
Durer en tel émoi.
Donqucs tu aS borné de tous mes jours l'espace
Dans un petit empan ? Mon âge est come rien, si bien je le compassé -,
Si près de toi l'étan.
Quelque home que prenions, pour vrai ^ c'est peu de chose,
Quoi que puissant il soit.
En ténèbres marchant l'home vain se propose
Des ennuis qu'il reçoit, Tésaurise et ne sçait pour qui c'est qu'il amasse.
Et qu'aten-je, o Seigneur, Maintenant? Mon espoir certes en toi je place,
Sans qui n'ai rien de seur.
Donque délivre moi de toutes mes offenses ;
Et ne me baille pas Pour oprobre à ces fouis, homes |)leins d'insolences.
Pour estre leurs ébas
Oi don(pies, o Seigneur, ma dévote prière ;
Des oreilles reçoi Ma dolente clameur ; aus pleurs de ma misère
Sourd ni muet ne soi ; Car davant loi je suis un pèlerin qui passe :
1. Au sens ligiiré de rninincr 2. Je le nicsuip. (L., Ptym. do liougcr). 7>. En vérité (L. : Vrai, 11").
Je suis un étranger Comme ont jadis clé les estocs • de ma race,
Un pauvre passager, retourne toi de moi : ci^ me lesse reprendre
Mes csperits^ tolus*, Davant qu'au gran chemin des morts me faille rendre Pour ici n'estre plus.