‹ Poésies choisiesChapitre 270 sur 300 · Si à. 2. Partagea · texte numérisé non relu

Si à. 2. Partagea

Pour les passer par le milieu de l'onde. Des dcus côtés il enjoignit à l'eau De se dresser en un double niouceau.

Les encouvrant d'un gros nuage vide Les condiiisoit de jour leur seure guide ; Toutes les nuits soigneus les conduisoit A la clarté d'un grand feu qui luisoit. Ouvrant le roc dans le désert sauvage Il leirr fournit un goufre de bruvage*, Faisant couler corne fleuves les eaus Qui gazouilloient courant par les ruisseaus.

Mais pour cola de pécher ne cessèrent ; Car le Treshaut aus déserts courroucèrent Quand révoltés de leur cueur en dedans L'osent tenter à manger demandans...

Lors toutefois les nues il enhorte -, Ouvre du ciel la flamboiante porte El faitplonvoir la manne desur eux, Manne du ciel le froument savoureus...

0 que de fois le bon Dieu courroucèrent Par ces déserts ! ô comc ils l'ofenserent Quand les tentans ils purent bien oser Au saint d'Isrsel certain but imposer !...

Encor après le Seigneiu' offensèrent Et les acords de sa foi delesserent, Se forvoians, corne des arcs fautifs ^, De leur vrai but quand et ceux * de jadis. Ils ont de Dieu la grau fureur ateinte, Dressans autels à mainte idole feinte : De quoi brûlant en son esprit jalous S'entlanima tout de haine et de courrous...

Les jeunegents par les guerrières flammes Sont dévorés : vierges soufrent difanies ^ ; Au fil du fer prostrés passent meurdris ;

i. Chang. de l'eu en u comme 5. Pron. fauU,jadi. Cf. le Ta-

dans malheur (L., liist.) V. p. 351. bleau de la pron. franc.

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