‹ Poésies choisiesChapitre 292 sur 300 · V. la note. p. 568. 2. Cf. Anth., PL · texte numérisé non relu

V. la note. p. 568. 2. Cf. Anth., PL

Et le visage et l'œil beau Né pour y prendre les dieux ; Et de sa bouche sentit Milles ' odeurs s'épartir - Qui d'Arabie l'heureuse Afadirait la moisson.

Lors, s'écriant, dit ainsi :

Va, mère, chercher ailleurs Autre nouveau Cupidon ; Autre que moi le suivra.

Voici le siège où ton fils L'empire sien a planté.

Viens, mort, à mon secours viens ; 0 mort, secours, je t'en prie.

— Je t'oy, je viens, que veux-tu ?

— 0 mort, je suis tout en feu ; J'attends de toi guérison.

— Et qui t'a mis tout en feu ?

— L'enfant qui porte brandon.

— Que puis-je faire pour toi ?

— Fais-moi mourir je t'en prie.

— Mourir te fais tous les jours.

— Non, fais que j'aie senti.

— Amant, demande à ton cœm\

— Mon cœur, serais-tu bien mort ?

— Mort aussitôt, soudain vif.

— 0 pauvre cœur, que dis-tu?

L'humain qui meurt renait-il ?

— Moi seul, je nais étant mort, Ainsi que fait le phénix

c- Dedans le feu renaissant.

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