ODE
lUTHMÉE- A LA FRANÇOISE ET MESUrÉE A LA GRECQUE ET LATINE
Ce petit dieu | cholërc, ârchër, | lëgër Oiseau, A la parfiii | ne me lerra | que le tombeau, Si du graud feu | que je nourri ( ne s'amortit | la vive ardeur.
Un esté froid, | un hyver chault | me gclle et fond, Mine mes nerfs, | glace mon sang, | ride mon front; Je me meurs vif, | ne mourant point ; | Je seiche au tems | de
[ma verdeur.
Sote, trop lard | à repentir ! tu te viendras ; De m'avoir fait | ce mal à tort | tu te plaiudi'as : Tu attends donc | à me chercher | remède au jour | que je
[mom-ray ?
D'un amour tel | meritoit moins | ta loiaulté Que de gousler | du premier fruit | de ta beauté : Je le veus bien, | tu ne veus pas ; | tu le voudras, | je ne
[pourray.
1. Celte ode he fait pas partie des Chansonnettes. Nous lavons extraite du mai.uscrifl'lS. Elle est en vers mesurés et rimes; et elle est remarquable en ce que Baïf, tout en mesurant ses vers à l'antique, a cependant
tenu compte de la position de l'accent, ce qui lui donne une harmonie que beaucoup de vers réguliers n'ont pas.
"2. Ainsi s'exprime le manuscrit ; rithmée c'est^^-dire rimée (L., bisl. de lîbylhmeetde Rime)
374 POJÉjSIES CHOISIES DE CjAÏF.