LE LAURIER
Un
0 gave, ù bien verte plante, L'honneur des hois, je te chante ; Sur tous arbres des forests Ta gloire d'autant je vante Qu'un pin passe les genests.
Toi maintenant plante ornée De verds rameaux, ù Daphnée, Verdoyante icy, jadis Fille au- Thessalois Penée Tous amans tu escondis '%
bien que ta beauté contraire Maint amant te puisse attraiiv.
Qui tes nopçailles poursuit.
Et bien que Ion bénin père A l'alliance ne nuit... [s]
Mais toy, comme un grand outrage Haïssant le mariage.
Ton doux père lu blandis * ; Et, vermeillant Ion visage De grand siniplesse^ luy dis :
« Donne moy perc amyable D'une chasteté durable Pouvoir jouir ; do cr bien
i. ImilL' d'Ovidp, Mélani., I, ô. Tuéronduis(Roquef.iPalsg