Courant à travers les taillis, l'autre snr 7uij (L
20 POÉSIES CIIOISILS DE liAÏF.
Qiinnd la soif ollo ont esteincte Ciiidant ' cstro en lieu sans crainclc. De tout (loniniajte ostranger, Doimant elle fut contrainctc D'attendre là son danger.
Son arc du long elle pose, Son chef sur son bras repose ; Son carquois sert d'oreiller.
Bi^n lost sa paupière close Va doucement sommeiller... [5]
.\insi dormoit la nymphette Sous la verdure fraichette.
Quand Apollon, de son œil Oui voit tout, ardent la guette Souspiranle un doux sommeil.
i'en-à-peu il s'en approche :
Sur une voisine roche Premier- il surattendit"'; Puis la désirant, plus proche .iusipies au val descendit.
Daphné |iar roiulirc fuiMliin' 11 apperçoit estendue ; Et si tost (pi'il l'apperçoit Dans sa poiclrine esperdue D'amour la flèche reçoit.
De plus en plus dans son ame S'accroist l'amoureuse flame Qu'à peine il peult* maistriser, Tiuit de grâces de sa dame Viennent son cœur attiser... [90]
Aussi tost quelle l'advise Se levé, à courir s'est mise.
Franchit russeaux et s'enfuit, Gaûue le luiis. Son emprise ■'■
1 Pensant, sima.i;iiinnl '. 4. Formo qui nVst pas com-