‹ Poésies choisiesChapitre 65 sur 300 · LIVRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME

\A: MAlilAGE DK FRANÇOIS ROY DAUFIN

ET DE MAHIE ROLNE D'ECOSSE

A MONSEIGNEIR LE CARDINAL DE GlISE

Kieu lie Iltuic, ù prclat ; le temps luit euniaie l'onde. Combien de changements depuis que suis au monde, Qui n'est qu'un point du tems ! J'ay vu le grand François Lorsque l'an quatorzième à peine je passois-. Je vy régner Henri ; je \y celle ^ aventure Le ravir au tournoy; je vy sa sépulture. Je vy sacrer son fils my daufin paravant, Dont les noces je chante : il passa comme vent. Puis Charles mon grand roy vint enfant à l'empire.

Rien ne peut avenir en l'état qui soit pire Pour le peuple et le roy qu'estre en enfance pris Apelé pour régner. De là sourd * le mépris : Le mépris aux malins engendre l'oublianee Du devoir, les mouvant à toute outrecuidance, Comme ces déloyaux et turbulens pervers Qui ont voulu jetter ce l'oyaume aienvers '. Mais sans guiere tarder Charles vangeur et sage N'a pas si lost atemt d'home le premier âge Qu'il a vangé le tort à son enfance fait. Faisant mordre la terre au rebelle défait.

i. Conlienl 15 pièces. i. Surgit, du vorbe sourdre'.

Page 1