Ind. prés, de cheir, clioir 4. Nageant
(Rurgiiy, II, p. 19: J. Gl ) . 5. Vers (L.).
D'une des mains nne corne tient prise,
D'une, craignant les flots de la marine.
Elle troussoit sa vesture pourprine '.
Dessus son dos dans un guimple - de toyle
Le vent s'entonne ainsi qu'en une voyle,
Dont la ruideur d'une aleine assez forte
Sur le loreau la pucelle supporte.
Incontinent les fleurettes qui flu'ent
En son panier dans la marine churent,
Et rien si fort elle ne regrettoit.
Telle sinq)lesse^ en la pucelle estoit.
Quand le bcuf l'eut du rivage distraite
En haute mer d'une si longue traite
Qu'elle n'eust sceu choisir nulle montagne
Ny bord aucun que la marine ha: ne,
Quand l'air en haut se voioit seulement,
En bas la mer partout egallement.
Lors la creintive au toreau dit ainsi :...[io]
« 0 lasse* moy ! moy comble de misère. Qui va quittant pais, et père et mère, Et tous amis, pour ce beuf qui me meine D'un train nouveau par le moytc domaine. Roy de la mer, ô grand prince Neptune, Ayde moy, dieu, et guide ma fortune Sous ta faveur, par qui vraiment j'espère Bien achever ce voyage [jrospere.
Car sur ce beuf ces ondes je ne passe Sans le secours d'une divine grâce. »
Ainsi, dit-elle, et les pleurs, qui coulèrent De ses doux yeux, par ses joues roulèrent Dedans son sein : quand le houf adultère, Meu de ses pleurs, plus long tems ne sceut taire Ce qu'il estoit, ains' luy dit : i; Pren courage,