‹ Poésies choisiesChapitre 88 sur 300 · Ne convient, de duire". i. Secoue (L · texte numérisé non relu

Ne convient, de duire". i. Secoue (L

En quelque désert écarté, Tant que la barljare fumiere', Qui cache la lionne lumière, Refuie davant la clarté.

Plus prompt à sortir devois estrc, Ou plus rétif encore à nestre En quelque âge moins vicieux.

Mais souvent entre les épines, Et pariny les ronces nialines Sortent fleurons délicieux... [24]

Les uns diront que tu es rude; D'autres, que tu sens plus l'étude Que la court, tant tu es divers.

Laisse toy blâmer et reprendre A qui ne voudra point aprendre De la lecture de tes vers.

Tel loura ce que moins je prise ; Et tel, ce que plus j'autorise.

En se moquant méprisera.

Jupiter ou pleuve ou ne pleuve, Tousjours quelque fâcheux se treuve Qui du tems se douleusera -.

Dy que je suis du bon Lazare Fils naturel, qui ne m'égare De la trace de sa vertu, A fin qu'autant qu'on me retranche D'une part, à mon àme franche Se rande l'honneur qui est du.

Dy que pauvreté ny l'envie N'ont sçu tant abatre ma vie Que mon los ne soit aparu ; Et que volant d'assez haute œle Pour trouver la gloire immortelle Davant les grands j'ay comparu.

Pour un qui, mené d'ignorance

1. Fumée {Cachet, Gl. : Fu- 2. .Se plaindra. Se douleuser, mire; R. du R., 5457; ralsg.,p. se doulouser, comme se douloir 271). " (Koquefort).

Ou d'une nialine méchance ', Voulut amoindrir mon renom, Dix sçavants et francs de rancune Ont dite ingrate ma fortune Oui ne répondoit à mon nom.

J'en les membres grelles, alegres, Forts assez, bien qu'ils fussent megros. Pour gaillard et sain me porter.

De hauteur moyenne et non basse.

Dieu m'a fait souvent de sa grâce Valeureux le mal suporter.

J'en large front, chauve le festo.

L'œil tané creusé dans la teste.

Assez vif, non guiere fendu ; Le nez de longueur mesurée ; La face vive et colorée, Le poil chatein droit etandu.

■ Dy leur que je fus debonére, Souvent pensif, parfois colère ; Mais soudain il n'y paroissoit.

Oust- dans Paris vit le carnage ; Le février davant, mon âge L'an quarentiémc acomplissoit.

L'aspét de Mercure et Saturne Me firent prompt et taciturne.

Inventif et laborieux.

Des Jumeaux la douce influance, Au ciel montant sur ma naissance. Des Muscs m'ont fait curieux,

\enus d'un regard amiable.

Avec Jupiter favorable, D'amour m'aprindrent les ébas, , Et sur le tard m'ont fait conoitre Aux grands et davant eux paroitre,

i. Baïf doune ici à ce mot la coulre fâcheuse (Barbazau ; Ro-

significalion de méchanceté qui quel. I. Cf. p. 09, note 1.

est contraire à son >ens. ilé- "2. Août. La Saint-Barthélémy

chance signifie malheur, ren- qui eut lieu le ii août 1.^72.

M'empeschant d'avoir le cœur bas Mon livre ii'oiibly pas à dire A quiconque te viendra lire Que n'ay forvoyé de la foy ; Dy que jamais dans ma cervelle jN'enlra religion nouvelle Pour oster celle de mon roy.

Dy que cherchant d'orner la France Je prin de Cour vile îicointance, Maistre de l'art de bien chanter, Qui me fit, pour l'art de musique Reformer à la mode antique.

Les vers mesurez inventer.

Et si quelcun autre se vante D'avoir pris le premier la santé', Sans mentir nous nous vanterons Davansant leur tardive course.

Que nous, des Muses en la sourse, Les premiers nous des-alterons-.

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