‹ Poésies choisiesChapitre 17 sur 36 · MES PETITS AMIS · texte numérisé non relu

MES PETITS AMIS

Blonds enfants aux voix argentines, Frais comme un bouquet d’églantines, Joyeux comme des chérubins,

Si beaux sous vos robes oranges,

Que l’on dirait un groupe d’anges Nés sous le pinceau de Rubens 1

J’aime à vous voirr sur la pelouse.

Aux yeux d’une mère jalouse, Jouer comme des papillons Dansant sur leurs ailes de soie, Peu soucieux, dans votre joie,

Du monde et de ses tourbillons I

Oh ! quand on voit vos fronts sans rides. Vos teints rosés, vos yeux limpides,

Que n’ont jamais ternis les pleurs,

On pense à ses jeuues années,

A tant de pauvres fleurs fanées Hélas! sous le vent des douleurs.

Courez, sautez, troupe joyeuse I Sur Fherbette souple et soyeuse, Sans tin reprenez vos ébats ;

Mais quand votre joie étiucelle, N’oubliez pas qu’on vous appelle Les petits anges d’ici-bas !

Oli ! gardez votre foi si vive,

Et votre innocence naïve, Coupe d’ambroisie et de miel !

Fuyez toute ombre dangereuse Et si votre mère est heureuse, Vous aurez votre place au ciel 1

Page 1