LE LAC DE BEAÜPORT
Quel frais miroir ! Sa nappe humide se découpe, Dans les sables, un lit paisible, au creux d’un val ; Les montagnes lui font un cadre sans rival ;
Et lui, dans son flot clair, mire leur ronde croupe.
Sur la rive, un balcon d’aspect oriental Emerge d’uu massif d’érables qui se groupe Au fond de l’anse où dort une svelte chaloupe Dont le flanc touche à peine au limpide cristal,
C’est le lac de Beauport, ce joyau solitaire. Ce petit coin béni, ce paradis sur terre,
Ce croquis merveilleux, ce délicat pastel,
Où la blonde légende, en repliant ses voiles, Laissa tomber, avaut de monter aux étoiles, De sa robe d’azur un reflet immortel !