‹ Poésies choisiesChapitre 27 sur 36 · LE CAP TOURMENTE · texte numérisé non relu

LE CAP TOURMENTE

Robuste, et largement appuyé sur sa base,

Le colosse trapu s’avance au sein des flots ;

Sur son flanc tout couvert de pins et de bouleaux, Un nuage s’étend comme un voile de gaze.

Sur son vaste sommet, de merveilleux tableaux Se déroulent devant le regard en extase ;

Et vous suivez des yeux chaque voile qui rase,

Dix-huit cents pieds sous vous, le fleuve aux verts îlots.

Autrefois c’était là presque un pélérinage.

Uu jour, il m’en souvient, écoliers tout en nage, Nous gravîmes gaîment ces agrestes sentiers.

Je crois revoir encor notre dîner sur l’herbe Qui tapisse ta croupe immense, ô mont superbe ! Et je rêve, à l’aspect de tes plateaux altiers.

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