‹ Poésies choisiesChapitre 36 sur 36 · A PROSPER BLANCHEMAIN · texte numérisé non relu

A PROSPER BLANCHEMAIN

Toi dont l’aile plana sur notre aurore, ô France ! Toi qui de l’idéal connais tous les chemins !

Toi dont le nom, fanfare aux éclats surhumains, De tout peuple opprimé sonne la délivrance !

''erre aux grands deuils suivis d’éclatants lendemains ? Noble Gaule, pays de l’antique vaillance,

Qui sus toujours unir, merveilleuse alliance,

Au pur esprit des Grecs, l’orgueil des vieux Romains !

Toi qui portes au front Paris, l’auguste étoile Qui de l’humanité dirige au loin la voile,

Nous, tes fils éloignés, nous t’aimons, tu le sais !

Nous acclamons ta gloire et pleurons tes défaites — Mais c’est en écoutant le chant de tes poètes Que nous sentons surtout battre nos cœurs français

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