LE PERRON D ACIER 3 7 S
Ainsi j'ai fait, et je m'honore, Aidé par ce premier espoir, D'avoir marché depuis l'aurore Et de marcher jusques au soir.
0 vous, mes maîtres et mes juges, Si j'ai, combattu pour ma part, Les ennemis ou les transfuges Du drapeau glorieux de l'art,
Si j'ai dans toutes les batailles Suivi les bons chefs pas à pas, Si, l'épée ayant des entailles, Son honneur du moins n'en a pas,
Je vous le dois. — Dans ma pensée, Jamais, depuis ce temps lointain, L'image ne s'est effacée De ces bonheurs de mon matin,
Et devant mes yeux, à toute heure, Je vis, hier comme aujourd'hui, Le Perron d'acier qui demeure Lorsque tout passe autour de lui !
Mars 1881.